Refusons la fermeture du Musée d’Art Moderne de Bruxelles

Ce midi 7 septembre 2011, nouvelle assemblée mensuelle des indignés contre la fermeture arbitraire du Musée d’Art Moderne à Bruxelles, avec un nombre de participants en progrès. Une intervention artistique a ponctué la réunion.

Une nouveauté : sur invitation de l’administration du musée, une escouade de fonctionnaires de la police a honoré de sa présence la manifestation. On les voit ici posant devant une illustration par G. Wappers de la lutte des citoyens pour leurs libertés en 1830.

La prochaine assemblée aura lieu le mercredi 5 octobre, même lieu, même heure.
Pour plus d’info, voyez le site de museesansmusee.

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Refusons la fermeture du Musée d’Art Moderne de Bruxelles

Aujourd’hui peu d’entre nous croient encore aux merveilles promises par le capitalisme ultra-libéral, qui veut que l’on remette tout le pouvoir aux plus riches, et que l’on fasse tout pour que les plus riches le soient encore plus. La chose est évidente en ce qui concerne le système économique en tant que tel. La proximité du fond du cul-de-sac du capitalisme financier nous est montrée par le fait que les banquiers les plus avisés parient sur le naufrage du système même dont ils vivent (lire le blog de Paul Jorion sur la desctruction du capitalisme financier par les banquiers).
L’impasse est moins évidente sans doute pour les à-côtés de notre civilisation, à savoir ce qui relève de la culture. Mais le monde de l’art est exemplaire en qu’il incarne aujourd’hui de philistinisme rapace. A Bruxelles, les plus hautes autorités n’ont rien imaginé de mieux que la fermeture pure et simple du musée d’art moderne. Au profit d’un concept touristiquement plus rentable, un musée « fin de siècle »; en invoquant la découverte soudaine que ‘l’art moderne ne peut pas être enterré, comme il l’était depuis 1984, et en faisant rêver les plus naïfs d’entre nous d’un mirifique Château de la Belle au Bois Dormant pour adultes.
Très éclairant sur la vulgarité bling-bling de l’entreprise est l’article du SOIR du 26 juillet 2011 :
Alain Courtois, promoteur malchanceux du mondial de foot à Bruxelles, essaie de se rattraper dans cet autre royaume de l’exhibition extravagante de la richesse et du privilège qu’est l’art contemporain :

Avec Mitterrand, ça aurait pétaradé dans tous les coins, même Chirac a eu son Musée du quai Branly. Nous, on aurait pu faire dix fois plus. Mais on manque vachement d’ambitions.

Mais pour cela, il faut débarrasser les institutions artistiques -les musées en particulier- de toutes leurs ambitions sociales, et les privatiser. Qui donc pourrait mieux décider de l’avenir du musée d’art moderne à Bruxelles qu’un club très sélect des plus riches patrons ?

Parce qu’on doit crédibiliser le projet en s’adjoignant des gens qui ont l’expérience et les moyens.

Et pour les appâter, il convient de tirer un maximum de ressources du trésor public, tout en donnant tout pouvoir de décision à ce club, avec -cerise sur le gâteau- un beau gros avantage fiscal.

La volonté est de ne pas faire intervenir le public, affirme Alain Courtois. A part éventuellement pour le terrain, le précompte immobilier ou une forme de tax shelter.

Cette aberrante excitation de petites émules de Sarkosy n’est pas au goût de tout le monde, loin s’en faut, et personne ne peut croire que cet affairisme a devant lui les longues années nécessaires à la réalisation de ces plans.
Pour aider à donner corps au très nécessaire coup de barre, la participation aux rencontres mensuelles contre la fermeture du musée d’art moderne est un premier pas positif, et une occasion de se renseigner sur ces questions. Parlons-en autour de nous.

Quelques liens intéressants :
Contre la fermeture du Musée d’Art Moderne
wikipedia.
La LIBRE, 27 juillet 2011
Musée sans Musée
Le SOIR, 1er juillet 2011
RTBF, 4 mars 2011
ecolo, 1er juin 2011

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Erwin Wurm au Middelheim

Un esprit vif et délié qui s’exprime par les formes et les couleurs. Une moitié des sculptures qui sont des idées sculpurtales ingénieuses et amusantes; les autres montrent comment une bonne idée peut devenir une mauvaise sculpture.
Le critère de démarcation est évident : les bonnes sculptures ont l’échelle de ce qu’elles sont dès l’idée créatrice; les autres sont des aggrandissements « muséaux » qui satisfont la vanité des curateurs et des collectionneurs, et font les affaires des galeristes.
Parmi les bons exemples : l’auto molle et la maison obèse.

UFO, 2006. FAT HOUSE, 2003

Mais ce qui m’a le plus touché lors de cette visite, c’est le pavillon au fond du parc. Oeuvre de Renaat Braem, qui incarne ce moment bref et unique de l’histoire de l’architecture, entre la rigueur constructive et fonctionnaliste du modernisme et le story-telling décoratif du post-modernisme. Ce moment c’est celui du groupe Team 10, un équivalent des ambivalences maniéristes au XXème siècle.
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Exit through the Gift Shop

LHOOQ est-il un portrait d’une dame par Léonard de Vinci et rectifié par Duchamp, ou un travail de Duchamp qui a pris pour matériau une reproduction d’un tableau de Vinci ? Est-ce une image qui nous raconte l’histoire d’une dame qui se sent pousser une moustache à la Dali, ou une moustache dessinée sur l’image d’une dame ? Et d’ailleurs, en voyant ce tableau, est-ce nous nous demandons quelle est vraiment l’identité de la Joconde, comme le font les amateurs de ragots exemplifiée par une expo récente à Florence ? Leonard n’était-il que l’équivalent quattrocento de Voici ou de Gala ?
Quel est le rapport entre ce tableau et Banksy ? Voici : un des mérites de cet excellent film est de nous faire réfléchir sur l’image. Sa cible : l’ineptitude des attitudes vis-à-vis de l’image jusque chez ceux qui font profession de critique. On va voir le film en ayant lu que c’est un film sur Banksy par un autre, mais qui se transformerait subrepticement en son contraire, Banksy se mettant à filmer l’autre. C’est comme cela qu’en effet on peut le percevoir au premier degré, si on se laisse endormir par l’image.
Or LHOOQ n’est l’image d’une dame à moustache; c’est une image fabriquée à partir d’une autre image. Et Exit through the Gift Shop est bien d’emblée un film de Banksy dont la matière première est un métrage vidéo sur le street art réalisé par Thierry Guetta. Il faut admettre que ce genre d’appropriation-dérivation typique de l’art contemporain est rare au cinéma.
Et un des thèmes explicites du film est la récupération des images par une accumulation des dérivations qui finit par transformer en or n’importe quelle merde recyclée. Du moins sur le marché de l’art de Los Angeles, qui doit être le plus bête du monde. Banksy transforme Thierry Guetta en artiste du buzz, le Mr Hyde de ce Dr Jekkyl, rebaptisé Mr. Brainwash, dealer exclusif d’imitations nullissimes.
Banksy, un personnage mystérieux ? Ce ne l’est que par ce stéréotype de la culture de masse -feuilletons à la con made in U.S.A. – qui fait que quelqu’un d’intéressant est forcément mystérieux. Et bien entendu Banksy dans son film en fonce le bouchon, en se présentant comme ce qu’on voit dans les reportages sur les délinquants : un gars dont le visage est masqué par un capuche, et la voix transformée électroniquement.
Et qu’y a-t-il de mystérieux à un artiste qui utilise un pseudo ? Faut-il dire que Picasso, Man Ray, Juan Gris, etc. sont des personnages mystérieux parce qu’ils œuvrent sous un pseudo ?
En tout cas, c’est un graphiste extrêmement doué, et il a oublié d’être stupide.
Pour le voir en action, je recommande les vidéos suivantes :
banksy intime, Banksy et le prince Charles, Banksy et les blondes.
Et pour en savoir plus, il y a les sites officiels et celui-ci :
Bio de Robin Cunningham. Mais il y a d’autres biographies, et parfois très divergentes. Par exemple, Bio de Robert Banksy. Le flou est assez bien préservé.

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Les super-riches veulent leur musée

Maintenant que la direction du Musée des Beaux-Arts de Belgique a abruptement supprimé la section 20ème siècle, ne voilà-t-il pas que de bonnes âmes s’émeuvent de l’absence

d’un musée d’Art Moderne et Contemporain, comme il en existe dans toutes les grandes capitales, mais pas à Bruxelles.

Albert Frère veut un musée !

… s’exclame Guy Duplat, de la Libre Belgique du 27 juillet, un peu comme si une populace moyenageuse était censée acclamer un prince ou un cardinal qui daigne édifier un monument à sa vanité et à sa richesse :

un bâtiment neuf dû à un grand architecte, un geste architectural qui pourrait grandement contribuer au rayonnement de Bruxelles. …

Ce « Guggenheim à Bruxelles » qui y attirerait des visiteurs et accroîtrait son statut de capitale de l’Europe,

… nul ne se pose même la question si c’est ce que souhaitent les Bruxellois.

Où le mettrait-on , ce merveileux témoin de la générosité des super-riches de notre pays ?
Au beau milieu du parc du Cinquantenaire, bien sûr, qui n’est qu’un écrin de verdure en attente de ce bijou précieux. De toute façon il est vide, pour ces messieurs de la haute finance qui n’y vont bien sûr jamais, et n’ont pas la moindre idée de ce qu’il représente pour les habitants de tout Bruxelles, un rare et exceptionnel espace de détente.

Parc du Cinquantenaire, les pelouses le long de la trémie

On nous raconte que l’opération serait indolore, puisque la chose serait implantée sur la trémie du tunnel. Si on prend l’extension maximale de cette trémie, on a un rectangle de 194x19m, soit +/- 3.700m², pour loger 10.000m² annoncés aujourd’hui -en attendant les dépassements pour tout ce qu’on aura oubliés, parkings etc.

Parc du Cinquantenaire, la trémie

Si vous croyez qu’ils pourront réaliser leur « rêve » dans ces conditions, sans détruire toutes les pelouses du parc, vous croyez sans doute aussi au Père Noël ! Et vous pensez que celui-ci et Albert Frère ne font qu’un.

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L’Arche du Frigidaire

Il y a presque quarante ans aujourd’hui, j’ai eu l’occasion de voir un remarquable exemple de mise à disposition d’un monument civique à une entreprise commerciale, sous prétexte de culture populaire. C’était, devant le Musée des Beaux-Arts de Philadelphie, la première institution publique culturelle de la ville, la statue de Rocky Balboa, le héros du film avec Sylvester Stallone. En fait, la statue est restée là longtemps après le tournage, l’idée étant que Rocky serait un héros populaire aussi réel que Benjamin Franklin qui lui fait face à l’autre bout du boulevard.
La confusion entretenue entre l’histoire et l’art d’une part, la fiction et la publicité d’autre part n’était là qu’à un début.
Aujourd’hui le débat fait rage à Paris sur l’intrusion d’une pub géante sur la façade du Musée d’Orsay. A Venise, le Pont des Soupirs devient support publicitaire.
Encore s’agit-il là d’un traitement de bâches de protection d’échafaudages, et on peut surtout regretter que le soutien financier de la culture par de grandes entreprises en soit plus vu que comme un investissement de marketing aussi tapageur et vulgaire que possible. Il est vrai que le luxe aujourd’hui -et le marché de l’art avec lui- est devenu une foire d’empoigne où le grotesque le dispute à l’ignoble.
A Bruxelles personne ne semble se formaliser de la transformation de l’arche du Cinquantenaire en support publicitaire pour un fabricant de frigos, sans même que puisse être invoquée l’excuse du camouflage d’un chantier. Ailleurs c’est la culture qui se plie aux diktats de la pub; ici, c’est l’état belge lui-même qui, avec ce monument historique, se plie ignominieusement à des contorsions publicitaires.

Un stand publicitaire juché sur le monument commémoratif du cinquantenaire de la Belgique

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A la recherche de la pierre-eau

-8Neight8 : Bonsoir à tous, je recherche 2 pierres eau et une pierre plante, J’ai tout les 5G, Toutes les poké (formes de base) 1G, starters, et pleins de petits évoli
-8Neight8 : J’ai aussi une pierre lune et une pierre foudre à vous proposer
-koopii : pierre eau contre salamèche ?
-8Neight8 : ok je te fais un oeuf, tu le veux éclos ou non?
-levipval : Tu as un escargaume ?
-koopii : oui éclor :D
-8Neight8 : ok koopi, levipval j’ai un limaspeed ou un lançargot
-levipval : En fait, je ne les recherche pas… Attend 10 minutes lol

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Kinshasa Symphony

Un documentaire qui fait ce que devraient faire tous les documentaires : donner à voir un univers humain que nous connaissons mal.
Ici, il s’agit d’un groupe de musiciens, qui à Kinshasa, et contre tous les probabilités sociologiques, met sur pied un orchestre symphonique.

Le film joue un peu lourdement sur le contraste entre le chaos qu’est censé être Kinshasa d’une part, et d’autre part la discipline et l’idéal musical de l’ Orchestre Symphonique Kimbanguiste, qui arrive à donner réalité, au sein même du chaos, à l’idéal du raffinement occidental : la musique symphonique allemande -Beethoven, Orff, etc.
Contraste appuyé dans la forme même : les plans les plus représentatifs ceux de solistes -violon, tuba, flûte, etc.- affirmant courageusement leur petite mélodie dans la vacarme ambiant. C’est filmé au télé, de manière que tout s’entrechoque dans l’image : le musicien, les passants, les camions, les motos, la poussière, le bruit, la musique; renforçant ainsi l’impact émotionnel du choc supposé des cultures, de l’héroïsme de l’artiste transcendant la misère ambiante.

L’intérêt premier du film, c’est de nous montrer -trop fugitivement- en action une classe moyenne congolaise dont l’actualité tend à nous faire oublier l’existence. Il nous donne à méditer le rôle de consolidation communautaire de l’Eglise kimbanguiste.
Un film à voir, très sûrement !

pour en savoir plus sur le film :
le site du film Kinshasa Symphony
l’article de Stéphanie Trouillard sur Slate.fr

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Refusons la fermeture du Musée d’Art Moderne de Bruxelles_2

Ce midi, une sympathique et instructive réunion du groupe d’artiste qui aimeraient que l’on ne dispose pas de toute la partie XXème siècle de la collection du musée sans
rendre de compte à la communauté artistique.

Assemblée de protestation contre l'éviction de l'art moderne du Musée des Beaux-Arts

Réunion contre la fermeture du Musée d'Art Moderne, 6 juillet 2011

A court terme une telle assemblée de contestataire (on était 40 à tout casser) ne va pas bouleverser la donne, mais c’est une occasion pour s’informer, et exprimer un soutien qui peut-être sera efficace à la longue.
N.B. La prochaine réunion des « indignés » du monde de l’art aura lieu le 7 septembre 2011 au même lieu et à la même heure : 13h dans l’atrium du Musée de la rue de la Régence.

Des échanges que j’ai eu sur place, je retiens surtout qu’il s’agit en fait d’un problème beaucoup plus général que celui de cette expulsion du XXème siècle de notre culture artistique belge : la perte du sens du service public chez certains responsables de la
culture en Belgique. Il se met en place une politique culturelle qui consiste à remettre des institutions publiques comme les musées entre les mains de « sponsors » privés qui vont
pouvoir décider de tout. La responsabilité curatoriale échappe à toute responsabilité vis-à-vis de la collectivité.
En viendra-t-on à une situation où les musées ne seront plus que des espaces pub pour grosses sociétés ou des vitrines pour booster la cote de tel ou tel artiste ?

Pour se faire une idée de ce qu’on propose comme remplacement, il faut voir la seule salle consacrée au XXème siècle, qui présente une trentaine de tableaux visiblement choisi sur le seul critère de leur valeur marchande.

La salle du XXème siècle du Musée des Beaux-Arts

La salle du XXème siècle du Musée des Beaux-Arts

Rappel des adresses pour en savoir plus :
Musée sans Musée
Le SOIR, 1er juillet 2011
RTBF, 4 mars 2011
ecolo, 1er juin 2011
Louvre pour tous, l’info citoyenne sur les musées
… dont j’extrais le passage suivant :

[..]Les projets Draguet sont motivés non seulement pour leur intérêt culturel mais aussi et surtout pour leur attrait touristique ce qu’il assume entièrement, considérant que la Belgique n’a que trop tardé à appréhender la culture comme un outil de développement économique et les musées comme des vecteurs de rayonnement international. Ce qui lui vaut l’accusation de vouloir « marchandiser la culture » – par des « spécialistes en chambre » selon lui, ce qui est assez méprisant -, reproche qu’il balaie de la main parlant de « l’illusoire pureté de la culture drapée dans la noblesse du non-marchand », sans faire le distinguo entre le marché privé de l’art et le service public culturel.[..] Mais le principal reproche qu’on pourrait faire à Michel Draguet serait non pas de vouloir créer de « nouveaux »
musées aux thèmes porteurs mais de mobiliser le maximum de moyens et d’attention sur eux-seuls et d’en négliger les autres, pénalisant ainsi leur public, tant local qu’international, parce que jugé en nombre insignifiant.
C’est bien ce qui se passe dans les faits, ici comme ailleurs. Nous avons voulu interroger Michel Draguet sur ces sujets, lui envoyant quelques questions par mail, nous n’avons reçu aucune réponse.[..]

D’autres liens se trouvent dans mon billet précédent.

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Refusons la fermeture du Musée d’Art Moderne de Bruxelles

Ce mercredi, nouvelle manifestation mensuelle contre la fermeture du Musée d’Art Moderne :

5ème RASSEMBLEMENT
REFUSONS LA FERMETURE DU MUSEE D’ART MODERNE DE BRUXELLES
MUSEE ROYAUX DES BEAUX ARTS DE BELGIQUE.
3 RUE DE LA REGENCE – FORUM. 1000 BRUXELLES.
Le mercredi 6 juillet 2011 : 13:00 – 14:00

Pour en savoir plus, voici le site de la pétition :
pétition MsM-MzM

Si comme moi vous pensez que ce texte ne vous donne qu’une version de l’affaire, lisez l’article de Guy Duplat dans la Libre :
La Libre : un grand musée d’art moderne

… et lisez donc aussi les réactions des lecteurs. Celle de Mr michelT ne manque pas de pertinence.
A part cela, je n’ai rien trouvé qui permette de mieux comprendre les motivations des promoteurs du Musée Fin de Siècle ». Il semble bien qu’il y ait là une démarche qui ne fait aucune référence à l’intérêt général.

Pourquoi se lance-t-on dans cette suppression du Musée d’Art Moderne sans l’avoir préparée ? Pourquoi ce projet, qui ressemble bien à une réaction ad hoc aux protestations, n’a-t-il pas précédé l’option de la fermeture ?

De plus, est-il bien nécessaire de créer à Bruxelles un monstre urbain de la variété Guggenheim ? Pourquoi ne pas exploiter au mieux ce qui existe et améliorer le fonctionnement de la culture en un réseau intégré à la ville ? Manque-t-on vraiment d’infrastructures ?
Le Guggenheim à Bruxelles n’est-il pas plutôt un rêve de l’ultra-capitalisme financier et l’emblème d’un art contemporain redevenu amusette et spéculation des très riches ?
Est-ce vraiment cela que l’on veut ?

Chercher encore un autre lieu ?
Le plateau du Heysel, Tour et Taxis, etc. : la logique de l’appropriation de la ville par la promotion immobilière, en rejetant les activités « non marchandes » vers la périphérie
de moindre valeur foncière.
Le Parc du Cinquantenaire : c’est bien la proposition la plus naïve ou la plus démagogique
qu’on puisse imaginer. Le lieu envisagé est à ma connaissance le seul espace
dégagé de cette ampleur à Bruxelles. Allez au parc un dimanche où il fait beau, et vous
pourrez voir qu’il n’appartient pas qu’aux bobos du quartier de l’Europe: c’est un public populaire, et qui vient de tous les quartiers de Bruxelles.

Dimanche après-midi au Parc du Cinquantenaire

Dimanche après-midi au Parc du Cinquantenaire

Mais il y aura toujours des gens qui devant un bel espace ne rêvent que de le remplir avec un gros pataquès ! Notons en passant que l’idée d’y mettre un musée est bien de la famille
idéologique de l’accaparement de ce qu’il y a de mieux en ville par les riches, et d’en faire juste l’arrière-plan verdoyant de leur désoeuvrement prétentieux. C’est nul.

Non, le Musée d’Art Moderne doit rester au centre ville, dans le quartier du Mont des Arts, et la continuité de sa présence n’aurait jamais dû être rompue.

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